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MONTREUIL (93) – 245 mètres
d'égout réhabilités en 4 mois.
DES COQUES COMPOSITES AU
SECOURS DE L'ANCIEN COLLECTEUR
Les
conclusions de l'inspection étaient sans appel: 245 mètres d'égout entre la
rue Ernest Savard et la place François Mitterrand, à Montreuil (9j), présentaient
d'importants signes de faiblesse.
L'étanchéité
du collecteur, un ovoïde construit en 1927 - n'était plus assurée. Au vu des
dimensions de l'ouvrage - 1,90 m de haut pour 1 m de large – deux solutions de
réhabilitation étaient envisageables: la projection de béton armé ou la mise
en place de coques préfabriquées en matériaux composites. Bien que 30% plus
chère, c'est la seconde solution qui a été retenue.
«La
réhabilitation par système de coques préfabriquées rend l'aspect structurant
au réseau tout en limitant la réduction de section hydraulique», explique
Benoît COLLIGNON, du bureau de contrôle 3ABTP. « Nous avions eu l'occasion de
tester à plusieurs reprises des solutions similaires qui nous avaient donné
entière satisfaction», complète Patrice DUPONT, directeur de l'eau et de
l'assainissement au Conseil Général de Seine Saint-Denis. Les 245 mètres de
coques ont été fabriqués sur mesure, par le fournisseur HOBAS, en polyester
renforcé de fibres de verre (PRV). Chaque élément, de 1 ou 1,50 m de longueur
et 17 mm d'épaisseur est optimisé pour réduire au maximum l'espace annulaire
entre la coque et le collecteur existant. « La réduction de la section
hydraulique, qui résulte de la mise en place des coques, est compensée parleur
surface d'écoulement très lisse», indique Nicolas LONDINSKY, responsable
d'exploitation du secteur sud. Ainsi, le fabricant préconise la prise en compte
d'un coefficient de rugosité (K) de 100, contre 80 pour un béton lisse. Les
travaux ont été confiés à parts égales aux sociétés SADE et
WIZE-MONTCOCOL dans le cadre d'un marché d'entretien à bon de commande tri
annuel. Après curage et nettoyage de l'ouvrage existant, on procède au
reprofilage du radier béton, une «phase essentielle pour faciliter la pose des
coques», selon Christian DUBREUIL, le conducteur de travaux de SADE.
Injection en trois passes
Chaque
élément est descendu par un puit d'accès, introduit dans le collecteur et calé
au minimum en cinq points. Reste alors à procéder à l'injection du vide
annulaire à l'aide d'un coulis de ciment, qui devra assurer la parfaite
transmission des charges statiques et dynamiques entre l'ancien ouvrage et la
coque. Plusieurs dispositions sont prises pour assurer une injection efficace.
D'abord, la pente étant relativement importante (5%), un anneau complet est réalisé
tous les 10 m pour bloquer le coulis. Ensuite, l'injection est réalisée en
trois passes, afin de limiter la poussée du coulis sur la coque et donc les déformations.
Tous les branchements sont rétablis à l'avancement par mise en place d'une
manchette de raccordement. «Le chantier se déroule sans encombre, se réjouit
Christian DUBREUIL. Au rythme de 10 à 12 éléments par jour.»
FICHE TECHNIQUE
Maître d'ouvrage : Conseil Général
de Seine-Saint-Denis, avec l'Agence de l'eau SEINE NORMANDIE. Maître d'œuvre :
Direction de l'Eau et de l'Assainissement.
Bureau de contrôle : 3ABTP.
Entreprises : SADE et WIZE-MONTCOCOL.
Montant des travaux : 680000
euros TTC.
Durée des travaux : 4 mois.
Article : Julien BEIDELER
(journaliste au MONITEUR)
- Photo : Julien BEIDELER

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